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La fin d’un blogue

septembre 23, 2010

Et ben voilà, je cesse d’écrire…. Ici. J’ai longtemps cherché le concept de blogue qui pourrait me permettre d’intégrer toutes les facettes, ma foi nombreuses et de plus en plus assumées de ma personnalité. Malheureusement, ça n’est pas celui-ci. Il sera donc désormais innactif, mais ce n’est que partie remise. Venez me rejoindre sur : www.sexinthecountry2.wordpress.com

Je crois que celui -là fera mieux l’affaire! J’y continue mon travail littéraire, tout en le mélangeant à tous les plaisirs de la vie que j’aime tant et à de nombreux anecdotes humoristiques et croustillants!

Une drôle de résolution

janvier 6, 2010

Je suis celle qui, pour la première fois de sa vie, a pris une résolution pour le nouvel an. J’écrirai… Chaque journée où cela sera possible pour moi, j’écrirai au moins une heure. Et chaque fois que la décence le permettra, je publierai ici le résultat de cette heure. Il pourra s’agir de nouvelles, poèmes, essais, mais j’écrirai…

Soyez indulgents. Il ne s’agit absolument pas de produits finis, mais bien plutôt d’un exercice spontané, d’un défi à moi-même pour m’amuser, repousser mes limites et stimuler ma veine créatrice. Je n’ai pas la présomption de croire qu’un texte peut être achevé en une heure de travail, mais j’ai envie de lancer mes ébauches sur la planète web et de voir comment cela résonnera. -Moi-

Pourquoi suis-je toutes?

janvier 6, 2010

Être toutes, c’est accepter de ne correspondre à aucun modèle. C’est avoir un point de vu en constante mutation, c’est croire en la liberté humaine. C’est tenter de se libérer l’esprit des préjugés, des normes, des idées reçues. C’est accepter de se recréer, de se remodeler, de ne jamais s’immobiliser. C’est chercher à libérer le monde de ce qui le fige et le rigidifie. C’est être à la fois jardinière et intellectuelle, auteure et cuisinière, femme du monde et roturière, effeuilleuse et pudique, femme fidèle et amante, c’est porter tous les sexes, c’est reconnaître toutes les identités, c’est vivre constamment sur une frontière, c’est ouvrir son esprit pour y laisser entrer le monde… -Moi-

Extrait de : «Les larmes de saint Laurent» de Dominique Fortier

août 5, 2010

«On dit que le coeur d’un homme a une fois et demie la taille de son poing. Que plus le muscle est gros, plus il bat lentement. Une théorie veut que tout ce qui vit et a un coeur dispose du même nombre de battements avant la mort – tant pour la souris et tant pour l’éléphant -, qu’une fois la réserve épuisée, l’être s’éteint. Cela signifierait, sans doute, que la vie de la grenouille, de l’oiseau-mouche ou de la fourmi n’est pas véritablement plus courte que celle de l’homme ou de la baleine, mais qu’elle se déroule à un rythme différent, propre à chaque espèce. Une vie serait toujours longue d’une vie; simplement, comme il est des planètes où le jour dure des mois et d’autres où le solei se lève et se couche toutes les quelques heures, certaines créatures éphémères compriment en une journée ce que d’autres mettront un siècle à vivre.

On ne sait ni où ni comment est née la musique, tout comme on ignore l’origine du langage. Mais on peut facilement imaginer que les toutes premières manifestations (claquement des mains en cadence, ou des pieds par terre, bout de bois frappé sur une pierre, puis sur une peau tendue) ne faisaient que reprendre les battements de notre coeur dans notre poitrine. Si l’on ne connait pas d’animaux musiciens, c’est-à-dire qui font ainsi du bruit pour se rassurer, ou se divertir, ou pour la simple beauté de la chose, c’est sans doute que, contrairement à l’homme, ils n’éprouvent pas le besoin de rythmer de la sorte le temps qui les sépare de la mort.» -Dominique Fortier- Les larmes de saint Laurent, p. 280-281

Ouf!

juillet 8, 2010

Hé ben! Le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai absolument pas tenu ma résolution! Quand on essaie d’être «toutes» comme je m’évertue à l’être, parfois ces «toutes» prennent tellement de notre temps, de nos émotions, de nos relations que nous n’arrivons plus à «tenir ensemble» comme le disait si bien cette chère Duras. J’ai écris pourtant. Pas une heure par jour, mais j’ai continué d’écrire. Certaines choses que je refuse de publier, parce que même sous le couvert de «l’anonymat» elles demeurent trop personnelles, d’autres que je n’ai pas terminées ou que je destine à d’autres fins. Comme je cumule les métiers et les vies, cela n’est pas toujours évident de trouver le temps. Mais je travaille sur un petit texte depuis quelques jours que j’ai fermement l’intention de publier ici. Alors si j’ai eu des fidèles (pardonnez-moi, c’est moi qui suis infidèle, une femme volage qui aime trop et trop de choses) et bien, je vous offrirai ce texte bientôt, très bientôt j’espère. En attendant, bon vent (surtout pour ceux qui subissent la canicule) moi j’ai la chance de vivre dans un climat plus tempéré où le fleuve finit toujours pas nous apporter cette brise d’air salvatrice qui met fin à la torture de la chaleur intense de l’été!

mai 4, 2010

«(…) un animal, un lieu ou même une personne ne sont sauvages que dans la mesure où ils se détournent de nous, qu’aussi longtemps qu’ils font surgir en nous la vision ou la sensation d’un monde plus grand que nous, d’un monde sans nous.» Yvon Rivard -Le siècle de Jeanne-

Antony & The Johnsons Bird Gerhl

mai 3, 2010

Devant la mer

mai 2, 2010

Les vagues devant moi s’abandonnent sur le gravier. La mer se laisse mourir sur l’immuable de la grève. Je regarde autour de moi. Le ciel est à la pluie, texturé de nuages dont le multiples teintes se fondent les unes dans les autres. Les éoliennes au loin sont immobiles. Il n’y a pas de vent. Le phare continue de clignoter. Il ne s’est pas éteint de tout l’hiver. La vie a pris un temps d’arrêt. Ici, devant elle je respire. Assise sur cette petite roche grise, entièrement repliée sur moi-même, j’offre mon attention à cette page, toute concentrée que je suis  à tenter de créer de la lumière. J’ai mal au coccyx. Je goutte à l’expérience humaine. Être vivant c’est être désespéré de beauté. Je vais donner mon amour à ces lignes, je vais donner mon amour à ces êtres et à ce temps. Je me penche pour ramasser un petit morceau de verre poli. Il est blanc et translucide, de forme ovoïdale, il laisse passer à travers lui la lumière. Je veux être comme ce morceau de vitre polie. Compacte, sculptée par le temps, définie par les intempéries et malgré tout continuer à laisser passer la lumière. Je pense à Virginia Woolf. J’ai froid, j’ai le bout du nez gelé. Je vais retourner aux autres, j’ai soif d’eux. La vie est éternelle, il n’y a que nous qui soyons mortels.

mai 2, 2010

«Toujours l’aimante surpasse l’aimé, parce que la vie est plus grande que le destin, son don d’elle-même peut être infini, c’est là son bonheur. Mais la misère sans nom de son amour a toujours été celle-ci : qu’on lui ait demandé de limiter ce don.» -Rilke-

mai 2, 2010
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«Quelle voix pourra se glisser, très doucement, sans me briser dans mon silence intérieur?» -Saint-Denys Garneau-

Le son de la paix

avril 29, 2010

«Le son de la paix, c’est le son du sexe reproductif, le son du dernier couinement avant l’orgasme ; c’est le son d’un village paisible, l’été avant la tempête ; le son du rouge à lèvres qui glisse et s’érode lentement sur les lèvres rosâtres et légèrement humides d’une femme qui va se donner. Le son de la paix, ce n’est pas le silence, mais le cliquetis rafraîchissant des touches d’un ordinateur pendant qu’on écrit à quelqu’un. Le son de la paix, c’est le son de la résilience, le son d’un être humain qui recrache joyeusement les noyaux de ses fruits. Le son de la paix, c’est le bruit interne, les battements brusques des valves organiques qui distinguent soudainement dans le paysage une source de fécondité, une source de reproduction.» -Bertrand Laverdure- Lectodôme.

Simplest love, Edward Sharpe and the magnetic zeros

avril 29, 2010
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